par Gilles Falavigna
J’étais à 18 heure à Montpellier pour le rassemblement contre l’antisémitisme suite à l’attentat de La Grande Motte.
Compte rendu en 3 mots: de la merde.
Un peu plus en détail:
Un flot ininterrompu de merde. Il faut savoir s’adapter aux circonstances et la grossièreté est la seule attitude qui vaille pour regarder en face ces orateurs.
Le maître-mot était le « vivre-ensemble ».
« S’en prendre aux Juifs, c’est s’en prendre à la France ».
Tu déconnes, mec!?
Si tu cites le mot « islamiste », ce n’était bien sûr pas le cas, tu sais que s’en prendre aux Juifs, c’est s’en prendre à Israël. Ce n’est pas s’en prendre à la France.
Le terroriste portait sur lui un drapeau palestinien. La cible était le Juif parce qu’un Juif est un membre de « l’entité sioniste ».
Alors, bien sûr, la présidente de région, le maire de Montpellier et tous ces politiques corrects, éructaient qu’il faut « nommer les choses ». Mais d’islam on ne parle pas.
« Les heures sombres qui ressurgissent », cela oui. Ces gens sont complètement déconnectés des réalités. Peut-être étaient-ils en hibernation ces trente dernières années pour ressortir les affreux événements des années 1930?
Carole Delga, présidente de la région Occitanie, en bonne socialiste, en appelait à Jaurès, dont l’image est associée aux dreyfusards, pour signifier son soutien à la communauté juive.
Or, l’affaire Dreyfus est ambigüe. Le fondateur du journal L’Humanité prit position pour le capitaine Dreyfus quand l’innocence de celui-ci ne laissait plus de place au doute. Jusque-là, il regrettait que Dreyfus n’ait pas été condamné à mort.
Jaurès était antisémite par culture socialiste. Il n’était pas un sombre imbécile.
C’est avec condescendance que Jaurès considère les Juifs en tant qu’individus, membres de l’humanité et qui auraient besoin de protection. Collectivement, il écrivait:
» La banque cosmopolite livre aux frelons juifs le miel des abeilles françaises ».
ou encore sur le décret Crémieux qui accorde la citoyenneté aux Juifs d’Algérie:
« Par l’usure, par l’infatigable activité commerciale et par l’abus des influences politiques, [les juifs] accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique « .
Jaurès existe dans l’histoire grâce à Dreyfus et non pas l’inverse. Le journal L’humanité a été fondé par Jaurès, mais avec le financement de la banque Louis-Dreyfus. https://www.jaures.info/dossiers/dossiers.php?val=23_jaures+lantisemitisme#_ftnref8
« Ils faut protéger les Juifs ».
Affirmer vouloir protéger les Juifs de France, c’est leur offrir une dhimmitude au nom de cette égalité républicaine, une valeur qui établit, de fait, la supériorité du non-Juif.
Une autre vision de l’Histoire est possible pour donner un relief particulier à l’actualité et définir que ce sont, au contraire, les Juifs et Israël qui protègent la France de la menace islamiste.
Le leitmotiv était une formule creuse pour dire: « l’antisémitisme ne passera pas par moi ». Mais c’est par eux qu’il passe, par ce discours qui veut voir le Juif faible, en pyjama rayé.
A ce titre, Haïm Korsia était égal à lui-même, le petit rabbin:
Les Juifs auraient le droit d’aimer Israël. « On peut aimer Israël sans adhérer à son gouvernement », disent-ils. Le Judaïsme est une religion comme les autres et un Juif serait un Français comme les autres.
Le 7 octobre, la France s’est-elle mobilisée pour les ressortissants français enlevés à Gaza?
N’est-ce pas un comble de la part de ces macronistes? Si Netanyahou est premier ministre, c’est parce que la majorité des Israéliens ont voté pour le Likoud et ses alliés dont Otsma Yehudit.
Le destin du Juif n’est pas de vivre en France. Le reste est de la connerie (« connerie » ici est une référence à l’affirmation récurrente de « Français de confession juive » associée à la valeur suprême de l’égalité entre tous les Français et qui signifie que le caractère juif ne compte pas, qu’il doit s’effacer devant le caractère français).
Ils n’ont malheureusement pas conscience de leur délire. Ils croient à leurs mots creux. C’est normal. Ils sont persuadés être la conscience du monde. Ah oui, ils insistent pour affirmer que nous sommes tous égaux. Il faut les réveiller. La cérémonie d’ouverture des JO est finie. Place à la vraie vie.
tous égaux? Ah oui?
Eh oui, je suis encore en colère.
