par David Duquesne
Depuis quarante ans, toute critique de l’immigration de masse et de l’islam politique est criminalisée par la reductio ad hitlerum. Des badges « Touche pas à mon pote » à l’orwellisme d’Emmanuel Macron, en passant par la crépolisation mélenchonienne et l’humanihilisme des intellectueurs, la France s’est progressivement transformée en République des dhimminués. Nous ne sommes plus simplement la France : nous sommes dans Al Françalus, califat Potemkine du vivre-ensemble.
Introduction
Depuis quarante ans, le débat public français est confisqué par une arme rhétorique implacable : la reductio ad hitlerum. Quiconque ose questionner l’immigration massive, l’islam politique ou le multiculturalisme est aussitôt renvoyé à Hitler, Pétain ou Vichy. De SOS Racisme dans les années 1980 à Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, la même mécanique perdure : diaboliser au lieu de débattre, moraliser au lieu d’analyser.
SOS Racisme, la police morale des années 1980
En 1984, l’association SOS Racisme surgit avec son badge « Touche pas à mon pote ». Derrière l’image festive et les concerts géants, c’est un verrou idéologique : critiquer l’immigration de masse, c’est s’attaquer au « pote », donc se rendre complice du racisme.
L’analogie posée alors – « les Arabes d’aujourd’hui sont les Juifs des années 30 » – installe une équivalence paralysante : s’opposer à la politique migratoire, c’est préparer une nouvelle Shoah. L’antiracisme se transforme en police morale. La discussion rationnelle disparaît, remplacée par un chantage émotionnel.
Du racisme anti-arabe à l’islamophobie : un glissement produit par les faits
À l’origine, la critique de l’immigration était dénoncée comme du racisme anti-arabe. Mais au fil des décennies, l’immigration de masse a produit une islamisation rampante de la société française. Dans de nombreux territoires, des foyers islamiques se sont constitués ; des normes socio-culturelles venues des pays d’origine se sont imposées.
Face à ces évolutions – prières de rue, pression sur les femmes, revendications communautaires, refus de certaines lois – ceux qui ont voulu alerter ont été accusés, non plus seulement de racisme, mais d’« islamophobie ». Autrement dit : la critique des effets concrets de l’immigration s’est transformée en délit moral.
La croyance selon laquelle la majorité des immigrés musulmans viendraient en France par amour de la laïcité, du féminisme ou de l’universalisme républicain est une illusion. La réalité est que l’essentiel des migrations s’explique par la recherche de meilleures conditions matérielles et sociales. Mais la plupart des nouveaux arrivants sont conservateurs, traditionnalistes, et lorsqu’ils se trouvent confrontés à la modernité occidentale, beaucoup s’arc-boutent sur la religion comme rempart. C’est dans ce contexte que les islamistes – salafistes ou Frères musulmans – trouvent un terreau fertile.
Dans les pays arabes eux-mêmes, conservateurs mais conscients du danger, l’islamisme est combattu comme un rival pour le pouvoir. En France, au contraire, aucune lutte sérieuse n’a été menée. Au nom de la liberté, le champ a été laissé libre aux islamistes. Résultat : une double dynamique. D’un côté, les islamistes avancent sans entrave ; de l’autre, des musulmans, inquiets de la modernité occidentale, se tournent vers l’islamisme comme protection.
Ainsi, le passage du « racisme anti-arabe » à « l’islamophobie » n’est pas seulement rhétorique. Il correspond à une réalité sociale : l’immigration a importé l’islam, et avec lui, inévitablement, l’islamisme. Ceux qui ont osé le dire ont été réduits au silence par l’accusation infamante d’islamophobie.
La gauche morale et ses relais médiatiques
Les rédactions, largement acquises à la gauche culturelle, sont devenues les prêtres de cette liturgie. Les journalistes n’informent plus : ils sermonnent. Les critiques de l’immigration sont renvoyées à « l’extrême droite », catégorie extensible à l’infini.
Depuis quarante ans, le réflexe est pavlovien : Trump ? Hitler. Charlie Kirk ? Un taliban. Les électeurs conservateurs ? Des collabos. Cette inflation verbale a deux effets :
– elle empêche de nommer la réalité (violences, séparatisme, ensauvagement) ;
– elle nourrit la défiance populaire, qui voit dans les médias non des observateurs mais des censeurs.
Macron Emmanorwell et le « Laval idéologique »
Avec Emmanuel Macron, l’orwellisme atteint le sommet de l’État. Là où de Gaulle et Mitterrand refusaient de reconnaître l’État palestinien, Macron l’a fait, non par contrainte, mais par conviction idéologique. Tout, dans ses choix politiques et dans sa vision du monde, montre qu’il n’aime pas la France telle qu’elle est, qu’il n’aime pas les Français tels qu’ils sont, et qu’il croit au contraire au multiculturalisme et au mondialisme.
C’est pourquoi il a freiné la publication d’un rapport sur l’emprise des Frères musulmans en France : ce rapport ne contredisait pas sa ligne, il l’accompagnait. Reconnaître la Palestine, intégrer l’islam politique dans le paysage national, donner un rôle croissant aux réseaux fréristes : pour Macron, ce n’est pas une concession, c’est une étape.
Macron est devenu Emmanorwell Macron, président de la novlangue. Il dit République, mais pratique le multiculturalisme ; il promet fermeté, mais choisit l’accommodement. Macron est devenu « Laval idéologique » des Frères musulmans.
Mélenchon, Cheb Guevara et la crépolisation
Jean-Luc Mélenchon, lui, ne se cache pas : il parade. Il se veut le tribun de la rue arabe, le porte-voix de la rue musulmane. Il vante la « créolisation » comme un horizon radieux. Mais sa créolisation est en réalité une crépolisation : l’immunité accordée aux violences communautaires, minimisées ou excusées au nom du grand métissage.
Mélenchon n’est pas Che Guevara. Il est un Cheb Guevara de bal de foire d’un national-socialisme arabe, troubadour bariolé qui se drape dans le progressisme pour mieux épouser les logiques communautaires et clientélistes. Sa musique de foire masque une réalité brutale : la violence importée, l’ensauvagement, la fracture.
Les intellectueurs et l’humanihilisme
Cette mascarade ne tiendrait pas sans une caste complice : les intellectuels de gauche devenus des intellectueurs. Ni penseurs, ni analystes, ils sont les producteurs d’excuses et de slogans. Ils se parent d’humanisme mais ne diffusent qu’un humanihilisme : un discours qui nie l’homme concret, méprise ses racines, efface ses appartenances, et finit par produire du vide.
Leur « universalisme » n’est qu’un nihilisme social et identitaire, habillé de bons sentiments. Ils donnent des armes rhétoriques à Macron et Mélenchon, en prétendant incarner la raison, alors qu’ils ne produisent qu’une morale de confort.
Conclusion : l’avènement d’Al Françalus
Tout est dit.
– Macron est devenu « Laval idéologique » des Frères musulmans.
– Mélenchon est le Cheb Guevara de bal de foire d’un national-socialisme arabe, apôtre de la crépolisation.
– Les intellectueurs, enfin, forment le chœur servile de cet humanihilisme.
Trois figures, une même faillite.
Depuis quarante ans, la France refuse de nommer les choses. Elle a préféré diaboliser plutôt que débattre, travestir plutôt qu’assumer, céder plutôt que protéger.
Le basculement n’est pas pour demain : il est déjà là. Depuis le refus du diagnostic établi par Georges Bensoussan dans Les territoires perdus de la République, la France est entrée dans l’ère des dhimminués. Quinze ans de déni ont scellé ce destin.
Nous ne sommes plus simplement la France : nous sommes déjà dans Al Françalus, califat Potemkine du vivre-ensemble.