par David Duquesne
Il y a quarante ans, la gauche brandissait la main jaune de SOS Racisme comme symbole de fraternité et de lutte contre la haine. Elle promettait de protéger les minorités, de combattre l’antisémitisme et de défendre l’universalisme républicain face au danger lepéniste. Mais le destin a ses ironies cruelles : cette même gauche, en prétendant faire barrage au Front National, a ouvert en grand les portes d’une immigration massive, largement arabo‑musulmane, qui a importé avec elle des référentiels culturels profondément hostiles aux Juifs et aux Français dits « de souche ».
Aujourd’hui, l’antisémitisme qui tue ne vient plus des groupuscules néonazis marginaux, mais des quartiers où l’on crache le mot « gaouri », où l’on rêve de vengeance palestinienne, où la haine des Juifs est un langage partagé. Pendant ce temps, la gauche détourne le regard, masque les identités des agresseurs, explique les crimes par la misère sociale ou invoque la cause palestinienne pour relativiser l’inacceptable.
Au nom de l’antifascisme, elle a fait entrer en France un racisme plus massif et plus violent que celui qu’elle prétendait conjurer. La main jaune de la fraternité s’est muée en main rouge du sang des victimes.
Le rôle de la gauche comme rempart moral contre le FN
Depuis les années 1980, la gauche française s’est érigée en bouclier moral contre le Front National. Elle a construit son identité sur l’antifascisme, accusant la droite nationale d’être l’héritière de Vichy, antisémite et raciste. Toute critique de l’immigration était immédiatement disqualifiée comme « lepéniste », donc assimilée à une forme de haine raciale ou d’antisémitisme.
Ce bouclier idéologique a permis à la gauche de conserver un monopole moral, mais au prix d’un aveuglement volontaire sur les réalités de l’immigration.
Une immigration à dominante arabo-musulmane
Sous couvert d’humanisme et d’universalisme, la gauche a promu une immigration largement arabo-musulmane. Or cette immigration n’était pas neutre culturellement:
- En Algérie, dans les années 1990, un électeur sur deux votait pour le Front islamique du salut.
- Dans de nombreux pays musulmans, 70 à 90 % de la population se dit favorable à la charia.
- En Palestine, près de 9 personnes sur 10 soutiennent l’application de la loi islamique.
Ces référentiels idéologiques importés ont installé en France un terreau propice à l’islamisme et à un antisémitisme de masse.
Antisémitisme : marginal à l’extrême droite, massif dans la contre-société immigrée
- Extrême droite néonazie : profanations, tags, menaces — choquants mais isolés, sans enracinement social, et massivement condamnés par la société.
- Islamisme et « islamo-racailles » : la typologie des actes est beaucoup plus grave : assassinats (Ilan Halimi, Sarah Halimi, Mireille Knoll), attentats (Merah, Hyper Cacher), viols, agressions directes. Cet antisémitisme est banalisé dans certaines parties de la population, soutenu par une idéologie islamiste et le conflit israélo-palestinien.
En vérité, l’antisémitisme qui tue en France au XXIe siècle ne vient pas des néonazis, mais bien des quartiers issus de l’immigration arabo-musulmane.
L’aveuglement simulé et la complicité d’une partie de la gauche
Face à ce basculement, une partie de la gauche refuse de voir et persiste à :
- Cacher l’identité des auteurs pour ne pas « stigmatiser ».
- Expliquer ces violences par la précarité, la misère ou la folie individuelle.
- Relativiser en invoquant la cause palestinienne, comme si les Juifs de France étaient responsables des actions d’Israël.
Par ses silences, cette gauche :
- Radicalise une frange déjà hostile en soufflant sur le conflit israélo‑palestinien.
- Abandonne les Juifs de France, trahissant l’universalisme républicain.
- Couvre un racisme meurtrier au prétexte qu’il émane de populations perçues comme dominées.
Conséquence : une société plus dangereuse, plus raciste
Le résultat est tragique et implacable :
- Au nom de lutter contre le FN, la gauche a laissé entrer un racisme plus massif et violent.
- L’antisémitisme n’a pas diminué, il s’est transformé en phénomène de masse, enraciné dans une contre-société.
- Aujourd’hui, la France voit les Juifs redevenir des cibles, et le racisme anti‑Blanc (termes comme « gaouri », « babtou » « Gaulois de merde » émergent) devenir courant dans certains territoires.
Données chiffrées et faits concrets
- En 2023, la France a enregistré 1 676 actes antisémites, soit près de quatre fois plus qu’en 2022 (436).
- En 2024, le chiffre est resté élevé à 1 570 actes, incluant actes violents, agressions, menaces.
- Ces six derniers mois, environ 30 % des actes antisémites faisaient référence à la Palestine, soulignant l’influence directe du conflit proche-oriental.
- Déjà en 2003–2004, enquête du ministère indiquait que 50 actes violents antisémites étaient attribués à individus d’origine arabo‑musulmane, contre seulement 11 à l’extrême droite.
- En une décennie précédente, près de 30 % des auteurs d’actes antisémites identifiés étaient musulmans ou arabes, bien qu’ils ne représentent que 6–8 % de la population française.
- En 2017, alors que les Juifs représentent moins de 1 % de la population, ils ont subi 33 % des actes racistes.
- 57 % des agressions racistes et antireligieuses concernent des Juifs, alors même qu’ils sont moins de 1 % de la population.
En refusant de filtrer l’immigration et en disqualifiant ceux qui le proposaient, la gauche a concouru à faire de la société française un terrain plus antisémite, plus raciste et plus dangereux. L’idéal d’ouverture s’est mué en machine à haine, façonnant une contre-société hostile à la République et à ses valeurs.
La main jaune de SOS Racisme est devenue la main rouge du sang des victimes du palestinisme.