mythologies contemporaines

Idéologie climatique : Apocalypse Never, mais dogmatisme toujours

par Liliane Messika

Un mea culpa mahousse costaud

« Au nom des écologistes, je tiens à m’excuser pour avoir répandu la peur climatique », a annoncé Michael Shellenberger, président de l’association Environmental Progress, lors du lancement de son livre Apocalypse Never, en juillet 2020.

L’écolo n’y va pas avec le dos de la cuiller en bambou : celui qui se réclame de l’écomodernisme, dénonce les déclarations apocalyptiques sur le climat, qu’il a défendues pendant trente ans. Il est exact qu’elles sont scientifiquement erronées et politiquement contre-productives, mais il les a pourtant soutenues avec la même arrogance et le même terrorisme intellectuel que ses ex-collègues et compagnons de route…

Bien que le sujet soit grave (et la responsabilité de l’auteur très lourde), il y a quand même, dans ce coming out, un certain nombre de points hilarants, dont le moindre n’est pas un oxymore médiatique : où c’est-y qu’y publie – aussi, mais pas seulement – son autocritique[1], l’ex-rouge vif ? Dans le torchon virtuel d’Edwy Plenel, celui qui se vante d’avoir toujours eu tort avec Sartre, avec Mao, avec Pol Pot, avec les terroristes qui ont tué les athlètes juifs de Munich… Savoureux, cela n’est-il pas ?

MeToo #Climatosceptique

Il y a plusieurs façons d’encourir l’opprobre de climato-scepticisme, le plus courant étant le nôtre depuis des décennies : douter que le réchauffement climatique soit l’œuvre de l’homme et que, corollairement, celui-ci puisse avoir une influence prépondérante dans son évolution.

Autre sujet d’hilarité, c’est au nom de son militantisme anthropo-centré que Michael Shellenberger a été invité par le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à donner son avis sur un récent rapport dudit groupe. Ils n’ont pas dû être déçus, les experts !

Il a tout balancé : les faits, les chiffres, les décisions dogmatiques qui ont produit des effets nocifs pour l’environnement…

À tout seigneur, toute horreur : il a avoué que le Je-vous-salue-réchauffement-climatique était un veau d’or. Les humains ne sont PAS la cause d’une « sixième extinction de masse » et, pendant qu’on y est, l’Amazonie N’EST PAS« le poumon du monde ».

Les hommes des cavernes se rebiffent

La litanie des mensonges révélés est encore longue : les incendies ont DIMINUÉ ET NON PAS AUGMENTÉ de 25 % dans le monde depuis 2003. En revanche, s’ils augmentent en Australie et en Californie, c’est à cause de la distance insuffisante entre habitations et forêts, CELA N’A RIEN À VOIR AVEC un changement climatique. 

La surface des terres utilisée pour l’élevage a DIMINUÉ d’une superficie presque équivalente à celle de l’Alaska. Les émissions de carbone diminuent dans les pays riches (le pic en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France date du milieu des années 1970).

Et puis, l’industrie et l’agriculture modernes sont les clés d’une libération humaine et du progrès environnemental. Si l’on veut sauver la planète, il faut augmenter la production de nourriture, en particulier de viande, en rationnalisant l’usage des terres.

Pour RÉDUIRE la pollution atmosphérique et les émissions de carbone, il faut CHANGER DE COMBUSTIBLE : passer du bois au charbon, puis au pétrole et au gaz naturel et enfin à l’atome. Ah, justement, c’est ce qu’a fait la France, alors que l’Allemagne, sous la houlette de ses Grünen, fait le chemin inverse. D’ailleurs, pour produire 100 % d’énergies renouvelables la surface de terres utilisées pour l’énergie devrait passer de 0,5 % à 50 %.

Le bœuf « en liberté » utiliserait 20 fois plus de terres et produirait 300 % d’émissions en plus.

Last but not least, le dogmatisme de Greenpeace a AGGRAVÉ la fragmentation forestière de l’Amazonie. Le souci occidental des gentils écolos pour les gorilles au Congo a produit un effet pervers, qui a abouti au meurtre d’au moins 250 éléphants.

La cancel (agri)culture

Le champion de la climato-culpabilisation repenti avoue craindre les réactions des lecteurs. Pas une indignation à base de « on nous aurait menti ? », plutôt l’accusation de climato-scepticisme qui, d’après lui, « montre simplement la puissance de l’alarmisme climatique. »

Une accusation, ajoutera une NDLR, presque aussi grave que celle de transphobie, aujourd’hui, pour ceux qui n’embrassent pas à 100% la transidolâtrie. Au point que Shellenberger estime nécessaire de se justifier, de peur qu’on le prenne pour « une sorte d’anti-environnementaliste de droite », ce dont il se défend vigoureusement. 

Les données qu’il divulgue ne sortent pas d’une officine complotiste, mais « proviennent des meilleures études scientifiques disponibles, y compris celles conduites ou acceptées par le GIEC, la FAO  (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ), l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et d’autres organismes scientifiques de premier plan. »

Quand c’est Perditions Idéologiques ou Mabatim qui les évoquaient, elles étaient tout aussi vraies, mais à cette époque, il faisait partie de la meute des loups qui les huaient.

Plutôt avoir tort avec la bien-pensance que raison avec l’humanité

Puisque les données étaient connues et publiées, qu’est-ce qui poussait notre nouveau chevalier Bayard à avoir peur des reproches ? La réponse est bête comme couarde. C’était l’instinct grégaire, confondu avec l’instinct de survie.

Celui qui admet avoir été « aussi coupable d’alarmisme que n’importe quel autre écologiste », avoue avoir cédé au qu’en dira-t-on. « Pendant des années, j’ai parlé du changement climatique comme d’une menace existentielle pour la civilisation humaine, en le qualifiant de crise. Mais surtout, j’avais peur. Je suis resté silencieux au sujet de la campagne de désinformation climatique, parce que je craignais de perdre des amis et des crédits. Les rares fois où j’ai eu le courage de défendre la science du climat contre ceux qui la dénaturent, j’ai subi des conséquences sévères. Et donc je n’ai rien fait alors que mes collègues écologistes terrifiaient le public. »

Son aveu le plus terrible est qu’il s’est aussi abstenu d’aider son ami Roger Pielke Jr., quand les médias et les militants factophobes ont voulu démolir sa réputation, parce que ses « recherches prouvaient que les catastrophes naturelles ne s’aggravaient pas ».

Le seul secteur en plein essor est celui du déclinisme

Pendant des années, l’UE a distribué des sommes colossales en subventions centrées sur les thématiques touchant au réchauffement climatique. Parmi les chercheurs de toutes les disciplines, il était notoire que bourses et allocations étaient refusées d’office à tout projet qui ne comportait pas le sésame « réchauffement climatique » dans son intitulé.

Michael Shellenberger ne s’en cache pas, qui en explique dans son livre « les motivations financières, politiques et idéologiques. Les mouvements environnementaux ont accepté des centaines de millions de dollars provenant de l’industrie des combustibles fossiles. Des groupes motivés par des croyances antihumanistes ont forcé la Banque mondiale à cesser ses efforts pour mettre fin à la pauvreté (…). Et l’anxiété, la dépression, et l’hostilité à la civilisation moderne sont largement à l’origine de l’alarmisme. Quand l’hôpital se moque de la charité, cela donne : « Lorsque que vous vous rendez compte à quel point nous avons été désinformés, souvent par des gens dont les motivations sont manifestement peu recommandables ou  malsaines, il est difficile de ne pas se sentir berné. »

Il paraît que « péché avoué est à moitié pardonné », mais celui-ci est capital !

Ses excuses formelles, sous forme d’Apocalypse Never, ont beau être sous-titrées « Pourquoi l’alarmisme environnemental nous fait du mal à tous », elles donnent plutôt envie de l’assommer que de lui pardonner, mais c’est peut-être parce qu’on a un mauvais fond.

L’instinct grégaire est toujours à l’œuvre, qui lui fait regretter : « les médias font des déclarations apocalyptiques sur le changement climatique depuis la fin des années 1980 et ne semblent pas disposés à s’arrêter. » Lui a retourné sa veste. Quand il en prend une autre par ses anciens collègues, qui persistent, signent et le désignent à la vindicte publique, il s’indigne.

La terre continue d’orbiter, le soleil de briller, le réchauffement de réchauffer et les collapsologues de désespérer.

La pandémie du Covid aurait-elle été un mal pour un bien ? Elle a réussi ce que les Gilets jaunes ont échoué à provoquer : une saine prise de conscience.

Nous avons revu nos priorités : des masques et des médicaments tout de suite. La fin du monde, ensuite. Du coup, « Les faits importent encore et les réseaux sociaux permettent à des voix nouvelles et indépendantes de s’opposer à celle des journalistes écologistes alarmistes écrivant dans les publications mainstream », se réjouit l’acteur majeur du déclinisme pendant 30 ans. « Les nations se réorientent vers l’intérêt national et s’éloignent du Malthusianisme et du néolibéralisme, ce qui est bon pour le nucléaire et mauvais pour les énergies renouvelables. »

Les dogmatismes se suivent et s’auto-engendrent

Ce rapprochement entre bon sens et intérêt national n’est pas fortuit : un bienfait collatéral de la crise sanitaire est le changement de point de vue qui a bénéficié au Juif des nations, Israël. Le seul pays au monde dont des dizaines de « mouvements de défense des droits de l’homme » refusent l’existence, est celui qui a le mieux géré la crise et réussi à vacciner la quasi-totalité de sa population, tout en fournissant à la science mondiale les données de l’étude épidémiologique la plus large jamais entreprise.

Les militants de par le monde, dont le seul objectif est sa disparition, ont bien essayé de l’accuser d’avoir inventé le virus, puis d’avoir acheté le vaccin au prix fort, puis d’avoir refusé de l’offrir à tous ses voisins… Le réel a quand même réussi à imposer une petite mesure de rationalité vis-à-vis de son attitude face à la maladie.

Lorsqu’il évoque les arguments des climato-militants, Michael Shellenberger évoque les « preuves accablantes » qui les contredisent.

De la même façon, il existe des preuves accablantes qu’Israël a reçu des milliers de missiles en provenance de Gaza, que des adolescents ont été kidnappés sur son sol, que des enfants ont été tués dans leur lit, avant que l’État juif réponde par la force à ces agressions. Mais la Cour Pénale Internationale, mandatée par des despotes cyniques, ne va investiguer à la recherche de « crimes de guerre » que du côté juif de la barrière, pas de celui d’où proviennent les terroristes.

Il serait intéressant d’interroger Shellenberger sur ce qu’il pense d’Israël : est-il aveuglé par la haine, comme la plupart des bien-pensants qui carburent à l’antisémitisme, ou bien a-t-il appris qu’il fallait considérer les faits sur tous les sujets avant d’émettre des opinions dangereuses ?

Lutte contre le dogmatisme mortifère : deuxième épisode

Un des mouvements les plus influents au cours du XXème siècle a été Greenpeace. Malgré les nombreux scandales qui ont émaillé l’existence de ce monument de l’écologie, il continue d’avoir l’oreille et le cœur de tous ceux qui ne croient plus en rien d’autre.

Patrick Moore, qui l’a cofondé, a suivi la démarche littéraire de Michael Shellenberger, à deux mois d’intervalle. Sa Confession d’un repenti de Greenpeace, pour une écologie scientifique et durable, est maintenant disponible en français[2].

Il montre à quel point une ONG est semblable à toutes les entreprises, avec un service marketing qui cherche des produits susceptibles de plaire à la clientèle et un département communication, qui a pour but de faire passer le message principal : « chez nous, vous serez plus utile que dans l’ONG voisine ».

Ils partirent à deux et se trouvèrent trois millions en arrivant au port du XXIème siècle. Le deuxième était Bob Hunter, qui théorisa en amont la philosophie du mouvement : « C’est le début de quelque chose de vraiment important et fort, mais il y a de très gros risques que cela se transforme en une sorte d’écofascisme. Tout le monde ne peut pas avoir un doctorat en écologie. La seule façon de changer le comportement des masses est donc de créer une mythologie populaire, une religion de l’environnement où les gens auront simplement foi en des gourous.[3] »

Hélas, l’expérience montre que tous les mouvements qui deviennent des partis en « isme » tombent dans le travers du fascisme. La religion de l’environnement, devenue écologisme,  s’est avérée aussi sensible à ce tropisme que le communisme ou le maoïsme.

Ses gourous ont entraîné Greenpeace dans la conquête soixante-huitarde d’un pouvoir médiatique appuyé sur des options politiques anti-occidentales, où l’on conteste l’autorité, où l’on lutte contre le pouvoir et l’ordre : tout ce qu’Israël continue d’incarner aux yeux des révolutionnaires ontologiques, ceux qui ne reconnaissent ni dieu ni maître, mais obéissent à Allah.

L’un de ces gourous se rebelle : pour lui les faits, le réel, la nature comptent plus que le dogme. Il ne veut pas qu’on les sélectionne ou qu’on les romance en fonction du greenpeacement correct.

« Le mouvement écologiste, marqué par l’intolérance et des discours bruyants contre le capitalisme et la globalisation, n’est tout simplement pas à la hauteur de la tâche à accomplirIl est même devenu un obstacle à la résolution de ces problèmes. » Il souhaite que la défense de la nature ne se résume pas à une attaque de l’homme.

L’écologisme sera religieux ou ne sera pas

Patrick Moore est un sincère amoureux de la nature, ce qu’il est plus difficile d’attribuer à Michael Shellenberger : le premier s’accroche au réel, le second au pouvoir de l’illusion.

Greenpeace est rapidement devenu un parti stalinien, dont la devise s’est avérée : Eviction – Interdiction –  Destruction. Son arme, bien entretenue par les artificiers médiatiques, était la peur, sa philosophie la rigidité et son dogme inaltérable le déclinisme.

Moore n’a pas supporté les atteintes au réel. « Le chlore, composé essentiel à la vie, est considéré comme un “poison”. Il doit être banni, partout, tout le temps. Une hérésie scientifique. La science avait fait de moi un marginal de Greenpeace. » Il a démissionné en 1986.

Depuis, Greenpeace a continué de gagner en puissance, en adhésions, en audience, en force morale même si et surtout quand l’ONG impose des vues à rebours du bon sens : les glaciers fondent (en réalité ils progressent[4]), le plastique est mauvais pour l’environnement (hors les cauchemars des militants, employé à bon escient, il a presque toujours une analyse de cycle de vie qui le classe devant le papier, le carton et le bois[5]), « chimie » est synonyme de « poison » (continuons donc d’ignorer que chaque être vivant est une usine chimique à lui tout seul).

L’ancêtre de Shellenberger et Moore a publié en 2011

Il s’appelle Larry Bell et son livre, Climate of Corruption: Politics and Power Behind the Global Warming Hoax[6] pourrait se traduire en français par : « Climat de corruption : politique et pouvoir derrière la fake news du réchauffement climatique ». Oui, en français.

Larry Bell est un expert aérospatial, qui a méticuleusement détricoté les préjugés climato-réchauphiles, au moyen d’une analyse perspicace et sérieuse (mais sans se prendre au sérieux) des données scientifiques les plus récentes (en 2011). Son livre met en parallèle les aspects naturels et politiques du débat sur le changement climatique. Il met à jour les origines humaines, trop humaines, de la recherche scientifique et il met dans la calculette les profits de certaines institutions scientifiques prestigieuses, ce qui la fait ronronner (la calculette, pas les institutions).

Petit rappel des combats précédents

En 1974, deux chercheurs découvrirent que les CFC (chlorofluorocarbures), utilisés pour les aérosols, les insecticides, les déodorants, mais aussi des sprays et collutoires, étaient en grande partie responsables de la disparition de la couche d’ozone[7]. Les principaux industriels de la chimie, dont le chiffre d’affaires sur ce secteur tournait autour de 8 milliards de dollars, commencèrent par nier, mais entamèrent quand même des recherches alternatives, qui accoucheront ultérieurement des HCFC, puis des HFC.

Le protocole de Montréal, qui interdisait les CFC, fut signé en 1987.

Les industriels firent contre mauvaise fortune bon cœur : « La perte en volume sera largement compensée par la hausse des prix due à l’introduction des produits de substitution » (dixit Arnaud Grou-Radenez, directeur de la communication d’Atochem, devenu Elf Atochem, puis Arkema).

Les industriels de la chimie ont mis sur le marché des gaz alternatifs, qui ont doublé leur chiffre d’affaires et qui ont été jugés, au fur et à mesure, encore plus nocifs pour la couche d’ozone[8]. Pour autant, ladite couche se reforme : « le protocole de Montréal a surtout eu pour conséquence de diminuer le trou dans la couche d’ozone. Cette diminution a été estimée à 20% par la Nasa entre 2005 et 2016.[9] » Doit-on en tirer comme conclusion que :

  1. quoi qu’il arrive les méchants chimistes se font de la thune au détriment de la nature ?
  2. la menace des ONG parvient à faire plier la nature, con-tinuons le… com-bat ! ?
  3. la nature suit ses propres lois et les humains n’ont que très peu d’influence sur elles ?

Et si on introduisait les faits dans le débat ?

L’épisode de réchauffement climatique du Younger Drias s’est produit, il y a 12 800 à 11 600 ans. C’est l’exemple le plus étudié et le mieux compris de changement climatique brutal. Il a eu lieu lors de la dernière déglaciation, une période de réchauffement climatique où le système terrestre passait d’un mode glaciaire à un mode interglaciaire. Si l’activité humaine est à l’origine du réchauffement climatique, c’est qu’Homo Sapiens circulait en semi-remorque pour remonter d’Afrique vers l’Europe !

Un réchauffement climatique transitoire a été documenté au passage du Paléocène  à l’Éocène (il y a 55,8 millions d’années) et des preuves d’épisodes de refroidissement rapide ont laissé des traces datant de la transition entre les époques de l’Éocène et de l’Oligocène (il y a 33,9 millions d’années) et celles de l’Oligocène et du Miocène (il y a 23 millions d’années).

Des preuves géochimiques indiquent que l’épisode de réchauffement qui s’est produit à la transition Paléocène-Éocène a été associé à une augmentation rapide des concentrations atmosphériques en dioxyde de carbone, probablement résultant du dégazage massif et de l’oxydation des hydrates de méthane.[10] Là, c’est aussi Neandertal qui a bon dos !

L’argument d’autorité a fait pschitt

S’il y a des climato-sceptiques, c’est parce que le haut du pavé médiatique est tenu par les climato-conformistes, qui répètent à l’envie que leur dogme est prouvé sans conteste et que, donc, tous les scientifiques sérieux le tiennent pour vrai. Ceux qui doutent ne sont ni scientifiques ni sérieux, CQFD.

Sauf que depuis 1998, plus de 31 000 scientifiques américains ont signé une pétition où l’on peut lire : « Il n’y a aucune preuve scientifique convaincante que les rejets humains de dioxyde de carbone, de méthane ou d’autres gaz à effet de serre causent ou causeront, dans un avenir prévisible, un réchauffement catastrophique de l’atmosphère terrestre et une perturbation du climat terrestre.[11]»

Depuis 2003, le NIPCC (non governmental panel on climate change) rassemble des scientifiques qui s’efforcent d’adopter une démarche non dogmatique. Cela leur offre un point de vue moins dogmatique, donc plus nuancé que celui du GIEC.

2015 a vu la création du Collectif des climato-réalistes, qui « regroupe individus et associations en vue de favoriser le retour à la raison dans le regard commun sur le climat[12] » et de la

CO2 Coalition[13], une organisation américaine qui regroupe 55 membres climato-sceptiques. Ils ont approuvé le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris en 2017 et doivent être fort marris de leur retour en son sein en 2021.

John Christy, climatologue mondialement reconnu, professeur ès sciences de l’atmosphère, a publié, en 1989, la courbe UAH de mesure satellitaire de la température de la basse atmosphère de la terre. Elle lui a valu la prestigieuse médaille de la NASA pour réalisation scientifique exceptionnelle et le Prix ​​spécial de l’AMS (American meteorological society). Il a comparé les prévisions des modèles climatiques aux observations satellitaires qu’il mène depuis des années. Sa conclusion est facilement compréhensible, même pour des non scientifiques :  le dogme du GIEC ne tient pas la route face aux données expérimentales.

Les scientifiques, eux, peuvent consulter des sources plus austères : la Pétition Oregon, la liste des scientifiques climato-réalistes et Nature.[14]


[1] https://blogs.mediapart.fr/mfdjfc/blog/050720/au-nom-des-ecologistes-je-tiens-m-excuser-pour-avoir-repandu-la-peur-climatique

[2] https://www.amazon.fr/Confessions-dun-repenti-Greenpeace-scientifique/dp/2810009139/

[3] https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/lincorrect/patrick-moore-lecologie-visage-humain-126524

[4] https://www.climato-realistes.fr/les-glaciers-marqueurs-des-evolutions-climatiques-naturelles/

[5] http://www.elipso.org/eco-conception/

[6] https://www.amazon.fr/Climate-Corruption-Politics-Behind-Warming/dp/1608320839

[7] Sherwood Rowland & Mario Molina, Stratospheric sink for chlorofluoromethanes: chlorine atom-catalysed destruction of ozonehttps://www.nature.com/articles/249810a0

[8] https://www.picbleu.fr/page/fluides-frigorigenes-hcfc-hfc-supergaz-effet-serre-environnement#:~:text=.

[9] https://www.franceinter.fr/emissions/l-edito-carre/l-edito-carre-16-septembre-2019

[10] Voir passionnant article https://www.britannica.com/science/climate-change/Abrupt-climate-changes-in-Earth-history

[11] https://www.forbes.com/sites/larrybell/2012/07/17/that-scientific-global-warming-consensus-not/#20b94aa63bb3

[12] https://www.skyfall.fr/le-collectif-des-climato-realistes/

[13] https://co2coalition.org/

[14] https://www.wikiberal.org/wiki/Oregon_Petition, https://www.nature.com/articles/s41561-019-0329-3 et https://www.wikiberal.org/wiki/Liste_de_scientifiques_sceptiques_sur_le_r%C3%A9chauffement_climatique

7 réflexions au sujet de “Idéologie climatique : Apocalypse Never, mais dogmatisme toujours”

  1. Non mais là les amis vous méritez de plus en plus le nom de votre blog… publier des trucs climatosceptiques bourrins comme ça en 2021 il faut le faire. Le style, les formules, les références, la narration conspirationniste (le coup de la carte de 1989 publiée par un « éminent spécialiste » et qui prouverait dans l’ignorance la plus totale du mainstream que le « dogme du giec » est faux : mais lol quoi, on ne fait pas plus canonique comme motif conspirationniste !), les liens argumentatifs spécieux (quand même, que vous reveniez à l’antisémitisme quand vous vous horrifiez des dérives indigénistes, je veux bien, c’est le noeud du truc, mais là, en parlant de climat, sérieusement ?) : tout ça suppure l’entre soi idéologique – et franchement, pas la finesse ! Beaucoup d’entre vous sont linguistes, vous devez quand même avoir conscience du caractère ridiculement propagandiste de ce type de texte. Et puis, le glissement idéologique qui va de la critique des indigénistes vers le climato-négationnisme via la fréquentation un peu trop assidue de la nébuleuse populiste de droite, c’est évitable, non ? (même si je dois avouer que le lien pseudo-intellectuel avec l’anti-occidentalisme supposé de Greenpeace est très joli : quand on a un marteau universaliste, tout ressemble à un indigéniste, c’est ça ?). Plus sérieusement : quel est votre objectif ? Ecrire des choses intelligentes ? Ou jouer la guerre sale idéologique contre celles et ceux que vous considérez comme des ennemis absolus de l’universalisme occidental : décoloniaux, écolos, marxistes, etc. ? Je n’ai rien contre la seconde option, c’est sans doute le jeu démocratique (même si c’est pas spécialement sage sous cette forme et que votre panique morale est un peu triste), mais alors il faut le faire avec honnêteté, pas en prétendant « débusquer les idéologies » et démonter les « dogmes ». Allez, allez, un peu de sérieux. D’autant qu’en faisant un petit effort les réacs de droite devraient arriver à tomber d’accord avec les réacs de gauche qu’on trouve chez les écolos et se donner la main pour combattre le néolibéralisme, les végans, Heidegger, l’islamisme, l’identitarisme, les algorithmes de la Silicon Valley et, pourquoi pas, la destruction massive et continue de la planète par le monde techno-industriel.

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    1. Cher lecteur, merci de prendre la peine de rédiger un si long message qui distribue de bons (non, plutôt de mauvais points), et de faire montre du fonctionnement argumentatif que nous avons maintes fois analysé sur les pages de ce blog. Votre message ne fait que conforter nos analyses. La disqualification de la pensée à laquelle vous n’adhérez pas passe par la disqualification des personnes: tout cela n’est pas fin, vous êtes des linguistes, mais vous ne faites pas votre travail, vous êtes conspirationnistes , parce que climato-sceptiques et climato-sceptiques parce que conspirationnistes, vous êtes propagandistes, réactionnaires de droite (non, de gauche?), peu importe, vous êtes réacs, etc. Pourquoi? Parce que je le dis. C’est très fort, convenons-en. Pourquoi avez-vous écrit votre commentaire? Uniquement pour exhiber votre ethos d’opposant arrogant au-dessus de la mêlée.
      Quant au seul fait concret que vous mentionnez, le retour à l’antisémitisme, qui vous gêne, j’ai l’impression que vous n’avez pas bien lu le texte de Mme Messika, je précise, qu’elle fait une comparaison entre le traitement médiatique réservé aux preuves qui montrent les stratégies des climato-militants et le silence médiatique sur les preuves des crimes commis contre Israël. Je cite:

      « De la même façon, il existe des preuves accablantes qu’Israël a reçu des milliers de missiles en provenance de Gaza, que des adolescents ont été kidnappés sur son sol, que des enfants ont été tués dans leur lit, avant que l’État juif réponde par la force à ces agressions. Mais la Cour Pénale Internationale, mandatée par des despotes cyniques, ne va investiguer à la recherche de « crimes de guerre » que du côté juif de la barrière, pas de celui d’où proviennent les terroristes ».

      Libre à vous de ne pas adhérer à nos analyses, mais la prochaine fois, si vous vous fatiguez toujours par la lecture de notre entre-soi, je vous prie de proposer une critique fondée sur l’argumentation et pas sur l’auto-admiration stérile.

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    2. Voici la réponse de l’auteure de l’article, Liliane Messika, à votre commentaire:

      Il est difficile de répondre à un procès d’intention qui ne contient aucun argument factuel.
      Le seul qui est évoqué est la « carte de John Christy publiée en 1989 et qui prouve que le Giec a tout faux. » Là, l’internaute Guillaume a mal compris, mais à sa décharge, j’étais allée trop vite. Je reprends plus lentement : John Christy « a reçu la prestigieuse médaille de la NASA pour réalisation scientifique exceptionnelle et le Prix spécial de l’AMS (American meteorological society) en 1989. » Depuis, c’est-à-dire pendant les trois dernières décennies, il a continué à travailler sur le climat et sur les causes de ses changements, domaines dans lesquels il est reconnu comme un expert mondial.
      Une de ses conférences récentes (mai 2019), se réfère, comme toutes les autres, à des concepts scientifiques chiffrés. 2019. Deux mille dix-neuf, pas 1989. Et il conclut que les objectifs du GIEC pourront peut-être arriver à faire baisser d’un coefficient 0,5 des masses qui se comptent en centaines, voire en milliers. https://www.climato-realistes.fr/alarmisme-climatique-infonde-conference-john-christy-mai-2019/
      La référence utilisée dans l’article n’est donc pas le travail qui lui a valu les récompenses suprêmes, celles-ci servaient juste à rappeler « d’où parlait » ce scientifique.
      Appeler « complotistes » les gens qui remarquent l’intersectionnalité des haines de plusieurs groupes idéologiques ne diminue en rien lesdites haines ni leurs origines dogmatiques.
      Depuis Lipietz (2000) les partis écolos français se sont reconvertis dans la palestinolâtrie. Il suffit de regarder leurs sites pour voir qu’on y parle beaucoup plus de Ramallah et de Gaza que de solutions à la pollution. Il est tout aussi facile de voir que les mêmes mécanismes sont à l’œuvre et souvent par les mêmes militants, entre les fanatiques du déclinisme et ceux du palestinisme.
      Chacun peut en tirer les conclusions qu’il souhaite, y compris que le doigt qui montre la lune est un facho.
      Les références citées à la fin de l’article ne sont pas exhaustives, mais elles couvrent les champs croisés qui y sont traités. Entre les mea culpa de militants qui dénoncent leur dogmatisme passé et les articles de fond, il est difficile de comprendre le reproche « d’entre-soi » et de « complotisme », que l’on peut retourner à leur envoyeur avec les attaques floues et les allusions qui les accompagnent !

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    3. Cher Guillaume,
      Vous êtes un as du parler pour ne rien dire. Ce n’est pas du vent qu’il faut, mais des arguments, et là, vous êtres terriblement en manque.

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    4. Mon pauvre Guillaume, vous écrivez : « ceux que vous considérez comme des ennemis absolus de l’universalisme occidental : décoloniaux, écolos, marxiste, etc. »
      Selon vous, les « racisés » racistes et autres  » indigénistes  » antisiomites promouvraient l’universalisme ? Les escrolos, qu’ils soient tendance décroissants ou cucuteries new age, n’auraient aucune arrière-pensée anticapitaliste ?
      Les marxistes ne sauraient être soupçonnés d’être des ennemis de l’universalisme ? Leurs paradisiaques succès universalistes, tant en Orient qu’en Occident, sont bien documentés.

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