постмодернизм, post-modernisme, théologie de substitution

Le nom en question

par Gilles Falavigna, ancien parachutiste, spécialiste de la sécurité, auteur de « La mercatique ou le nouvel art de la guerre » et « Géopolitique de conspiration contre les peuples ». Publié par https://www.tribunejuive.info/2021/12/20/le-nom-en-question-par-gilles-falavigna/

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde ». Albert Camus ne pouvait certainement pas imaginer, soixante ans plus tard, la malveillance intentionnelle en vecteur amplificateur, tant au nom falsifié des choses qu’au malheur.

Louis Farrakhan en photo avec Barack Obama

« C’est parce que les Juifs savent que les Nègres sont les vrais fils d’Israël qu’ils peuplent l’Amérique de Noirs. Mais si les Noirs savaient qui ils sont, les Juifs ne pourraient pas dominer le monde. » (dixit : Louis Farrakhan) (voir ici l’analyse de cette substitution)

La profondeur de cette pensée est de plus en plus présente dans les milieux « progressistes » américains.

Quelle attitude prendre quand tout serait dans l’ordre naturel des choses ? Peut-on garder sa colère pour soi ? Aller au contact, n’est-ce pas ce que souhaitent les islamo-gauchistes ? La violence qui les habite n’attend que ça.

Prenons le temps d’analyser ce qui est en face de nous.

On déboulonne les statues. On brûle les livres. L’Histoire est réécrite.

Dans les universités américaines, des étudiants peuvent écrire:

“If you are not for the complete destruction of Israel and the occupation forces then you’re anti-Palestinian,”

Et la responsable pour la diversité et inclusion proposer de tuer tous les sionistes (inclusion, nous dit-on!)

Il est inutile de traduire la langue. Nous pouvons insister sur ce que représente être anti-palestinien. C’est le Mal absolu, sans la moindre nuance acceptable puisqu’un génocide « complet » ne peut même pas lui être opposable.

Pour instiller une pensée, les intellectuels doivent s’associer aux artistes. La société sera ensuite disposée à suivre le modèle le plus invraisemblable.

Quoi de mieux que la fiction pour ajouter à l’imaginaire bien-pensant ? A rabâcher, l’idée finit par s’inscrire dans la pensée comme un fameux film « Inception » le décrivait. Mais la réalité dépasse toujours la fiction. La manipulation est plus profonde.

La comédie musicale Hamilton du nom d’un des pères fondateurs des Etats-Unis est le plus grand succès sur Broadway et rassemble autour de la cause Black Lives Matter et LGBT. Tout y est travesti.

L’histoire de la fondation des Etats-Unis est réécrite. C’est pour la bonne cause. Des millions de personnes ont cru au rêve américain. Elles ne savaient pas que c’était un cauchemar.

L’idée? « Faire cesser la souffrance engendrée par des hommages blessants, permettre l’appropriation par les descendants des victimes d’une histoire complexe jusque-là écrite par les vainqueurs,  et faciliter l’émergence d’un récit partagé, acceptable par tous. » explique le journal Le Monde.

Clairement : la vérité importe peu.

La semaine dernière, la télévision diffusait Star Wars, épisode IX, une production Walt Disney, comme pour Hamilton.

L’histoire, pour mémoire, en appelle au monde ancien, au côté obscur de la force représenté par l’empereur Palpatine en opposition à la force du Jedi, représentée par le clan Skywalker. Un monde nouveau va opposer l’héritier des Skywalker à l’héritière de Palpatine.

Le leitmotiv du film est que nous sommes ce que nous voulons être et non pas ce que détermine la nature, notre sang et notre famille. Le film se termine sur la petite Palpatine à qui on demande son nom de famille. Elle répond, heureuse, Skywalker.

On est ce qu’on ressent au plus profond de soi, pas ce que les étiquettes qu’on nous appose sur le front désignent.

Bref, dans le sens du vent, Disney épouse la thèse LGBT, elle-même dans le sillage des thèses racialistes. Elles sont destructrices de la famille, premier cercle d’identité.

Eric Dupont-Moretti propose aujourd’hui que la loi permette de changer de nom. Ce serait une loi d’égalité et de liberté, nous dit le ministre.

L’égalité et la Liberté sont-elles de ne pas avoir de contrainte ? Les tentatives de réponses seraient trop nombreuses et contradictoires pour les développer ici.

Le nom qu’on porte peut être une souffrance. Notre identité peut être une souffrance. Mais n’y a-t-il rien à réparer ? A priori, une souffrance psychologique se soigne par le traitement des symptômes. Le nom n’est pas le symptôme. Il est peut-être l’émanation du symptôme. Un dénommé Himmler, comme de nombreux enfants de dignitaires nazis, a voulu se rapprocher d’Israël. Certains se sont convertis au Judaïsme. Le sens de leur réparation serait dénaturé s’ils avaient changé de nom.

Il est certain que la facilité, pour eux, serait de changer de nom pour profiter des plaisirs sociaux. De plus, le nom est relatif au regard des autres. Le nom n’est pas l’attribut du regard sur soi. Si nous pensons à nous, ce n’est pas notre nom qui s’y associe. Il ne s’associe que par le regard de l’autre.

Alors, au premier abord, cette proposition de loi est un prétexte pour autre chose. Il y aura de nombreux cas spécifiques pour justifier de pouvoir le faire. Il demeure que changer de nom participe à briser la notion de famille.

La famille est le socle de la nation. L’étymologie de nation est claire. Sa charge sémantique est celle de la naissance. Ernest Renan est la référence la plus ancrée pour définir ce qu’est une nation. Il reprend le modèle de la famille, de la continuité par la formule « Nous sommes ce que vous fûtes. Nous serons ce que vous êtes. »

S’attaquer à la famille est un acte de guerre contre la nation. C’est une guerre menée par une idéologie. Son narratif nous anesthésie.

Le mode opératoire de transformation de la société est celui de la carotte et du bâton. La technique nudge fait office de carotte. Les intellectuels et les artistes vous montrent ce qu’il convient de penser. La comédie musicale Hamilton reçoit tous les prix. Hamilton est décrit comme un succès énorme autant par les critiques que par les spectateurs. C’est le procédé de nudge, un appel au conformisme Le nudge a fait ses armes politiques marquantes en France avec l’écriture inclusive. En 2017, un sondage Harris-interactive assure que 75 % des Français y sont favorables. L’écriture inclusive est lancée. En réalité, l’étude initiale était mensongère. 12 % des répondants avaient compris la question. Les mouvements dits progressistes se précipitent. Les faits confirment le rejet massif de l’écriture inclusive. Informés sur sa réalité, 70 % des Français la rejettent. Mais rien n’y fait et les militants LGBT sont arc-boutés en arc-en-ciel victimaire (symbolique ô combien galvaudée). Des journaux institutionnels continuent à l’utiliser, au moins dans leurs titres, bien que la majorité de leur lecteurs y soient opposés.

Avoir le souci des intérêts des minorités n’est pas seulement en appeler aux bons sentiments. C’est mettre en avant l’individualisme, celui qui vous fait accepter et aimer de nouvelles libertés comme changer de nom.

Le bâton est la violence inhérente au dominé. La violence est légitimée. La carotte vous a montré le Bien. Le bâton détermine que vous êtes dans le camp du Mal. Il est systémique. Vous n’en êtes pas responsable. Votre déresponsabilisation vous libère du système. Vous devez rejoindre le nouveau système, ou vous subirez la légitime violence des victimes.

Cette famille ennemie qui veut votre bien a un nom. C’est l’islamo-gauchisme.

Pouvoir changer de nom est un prérequis pour la suite. Il est question d’identité et pour identifier, il faut nommer. Ces gens-là n’aiment pas leur nom Islamo-gauchiste. Ils peuvent en changer. Cela ne change rien à ce qu’ils sont.

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