antisionisme, collabos, France, politique

Le salon de la lâcheté

par Daniel Hervouët

Pour la seconde fois, Israël est traitée, d’une certaine manière, au salon Eurosatory, comme la Russie, l’Iran, le Belarus et la Corée du nord. Pire ! Les autorités françaises, peu aptes à prendre des décisions courageuses et à exprimer une position claire, lui accordent une autorisation partielle sur laquelle ils reviennent à peine accordée. Si les grandes sociétés peuvent quand même ouvrir des pavillons (Rafael, IAI, Elbit), elles doivent néanmoins limiter le matériel exposé. Quant aux autres, le régime est encore plus sévère. Sur 30-35 entreprises israéliennes présentes, douze stands auraient été fermés dès l’ouverture (15 juin) pour « non-respect des conditions » fixées par les autorités françaises. Par ailleurs, les organisateurs (Coges Events) ont fait poser des toiles grises ou des murs temporaires autour de ces stands pour les dissimuler ou les condamner. C’est le cas pour Smart Shooter, Controp, Orbit, Aeronautics, etc…

Que cherche-t-on à travers ces pratiques discriminatoires dont il est malaisé de comprendre le sens ? Israël, seule démocratie du Moyen-Orient, à qui le Président Français a proposé, dans la foulée du 7 octobre, un front anti Hamas, aurait-il été rejeté dans le camp du mal ? Est-ce encore une fois une mesure destinée à assurer la rue Arabe de notre absence de connivence avec un supposé pays « génocidaire », selon le vocabulaire des nombreux soutiens du Hamas en France ? Est-ce un geste « diplomatique » envers un Iran qui a eu à apprécier sur son sol l’efficacité des équipements israéliens ? Est-ce une gêne honteuse face à ceux qui font une guerre que l’occident n’a plus le courage de mener face à la vague conquérante islamiste et que seul Israël a le courage d’affronter ?

Quoi qu’il en soit, la frénésie qui s’est emparée du salon autour des drones de toute nature et aux producteurs venant de tous horizons indique assez une ambiance de panique et un effet de mode de la part d’un monde déboussolé, en ébullition, qui refuse de voir où est l’ennemi réel et préfère, comme toujours trouver un bouc émissaire de substitution.

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